Issu d’une famille chrétienne, Isaac  Yawo Dogbo  ou encore « Fo I » pour les intimes, est venu à la musique par droit de naissance en 1961, tout en s’amusant sur l’harmonium.

Homme très rigoureux, « Fo I » affiche rapidement une passion pour cet art. Ainsi, déjà en 1966 il compose  son premier morceau «  Lolon fo nuwo kata ta ». Il fait preuve de dur labeur et donne une originalité à son travail de musicien. Isaac  yawo Dogbo, dans ses œuvres, montre une fierté, un amour, une espérance infaillible en Christ.

Dans un entretien  avec le magazine Le Choriste, « Fo I » nous confie «  mes sources d’inspirations sont  la Bible et le grand livre de la vie ». Il nous donne  la preuve, dans son morceau « Je gagnerai la couronne » du recueil   »Ma Force Mon Chant », produit et distribué par l’agence Soprano Event en 2014. Dans ce morceau Isaac Yawo Dogbo, réitère son engagement pour le Christ et exhorte le monde à faire de même  pour un bonheur, un repos, une joie céleste.

Ancien professeur de lettre, censeur et proviseur du lycée Technique de Lomé, « Fo I », a mené à bien son rôle d’éducateur et sa carrière de musicien. Grand lecteur, Isaac Yawo  Dogbo, est  un   grand lyriciste. Cette qualité, qu’on lui connait se distingue toujours dans ses œuvres, à travers les mots, les tournures et l’image qu’il peint dans ses textes. Comme le Bobobo, ce tam-tam qui s’est offert au Togo en partage, Isaac Yawo Dogbo, aussi grâce à son abnégation au travail, son talent, s’est donné à la musique s’ouvrant ainsi au monde entier. Il  promène sa bosse et son œuvre dans  le monde entier et devient doyen  de ceux qui ont porté haut le flambeau de la musique chorale Togolaise.

Auteur de près de 300 œuvres, dont 150 publiées en quatre volume, Isaac Yawo Dogbo conçoit l’art musical comme une discipline exigeant rigueur et concentration. Comme il le dit si bien, « ma force et  ma particularité, se trouvent dans la prière et le verbe Oser »

Isaac Yawo Dogbo a osé, ce qui lui a valu la reconnaissance de toute la nation Togolaise, deux grandes soirées en mai 2014. Reconnaissance au cours duquel, il a été fait Ambassadeur de la Paix.

Celui-là qui a vu le jour le 24 mai 1945, a rejoint la case de l’invisible, le 30 avril 2017 à 73 ans  à Paris en France.

Isaac Yawo Dogbo, l’exemple à suivre